LoLiTa : Logiciels Libres à Tahiti et dans les îles

Revue de presse du 24 janvier 2008 - (sur un extrait du rapport ATTALI.)

jeudi 24 janvier 2008 par Jonas

Revue de presse du 24 janvier 2008 sur le thème du rapport Attali

Revue de presse du 24 janvier uniquement :

Ce jour, c’est le rapport Attali qui déchaîne les passions dans la presse et sur internet, en particulier sa cinquante-huitième proposition :

« Promouvoir la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels "libres".

Le patrimoine d’applications dites "libres" ou "open source", créées par une communauté active, représente l’équivalent de 131 000 années/hommes, dont pratiquement la moitié provient de programmeurs européens. Si le coût virtuel en est de 12 Md, le coût réel est de 1,2 Md et les communautés de logiciels libres s’engagent gracieusement à proposer en continu des améliorations et des applications. Le logiciel libre induit une économie moyenne de 36 % en recherche et développement pour les entreprises utilisatrices. Il permet de créer une concurrence pour les logiciels propriétaires, dont les avantages sont différents. Leur part de marché n’est aujourd’hui que de 2 % (avec une croissance annuelle de 40 %) contre 98 % pour les logiciels dits "propriétaires". Pour développer la concurrence, une série d’actions est nécessaire :

- Promouvoir la concurrence entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres dans les appels d’offres, notamment publics. Un objectif de 20 % des applications nouvellement développées ou installées au profit du secteur public en open source pourrait être fixé à l’horizon 2012.

- Considérer fiscalement, comme aux États-Unis, les aides aux communautés des logiciels libres comme du mécénat de compétence. - Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité. »

France

Encore le rapport ATTALI

Dans la précédente édition de la revue de presse, j’avais parlé du rapport Attali qui mettait en avant logiciel libre.

Cela ne plaît pas aux éditeurs de logiciels propriétaires.

L’Association Française Des Editeurs de Logiciels (AFDEL) a tenu des propos mensongers (sciemment pour par ignorance ?) dans un communiqué, indiquant que le rapport Attali tourne le dos à l’innovation.

( Article ici : )

Les éditeurs de logiciels propriétaires ne sont toujours pas prêts à accepter une saine concurrence entre leur systèmes et les logiciels libres, pourtant il est maintenant de notoriété publique que les logiciels libres sont au moins équivalents aux logiciels propriétaires.

Les éditeurs de Logiciels libres (cette fois) dénoncent la réaction de l’AFDEL et sa mauvaise fois en démontant ses arguments.

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Tous les articles du jour sur ce sujet :

L’Afdel critique les recommandations sur le Libre de la commission Attali

La suite :

Rapport Attali et les TIC : Les éditeurs de logiciels libres dénoncent les allégations de l’AFDEL

La suite

Le rapport Attali : Un petit pavé dans le monde des NTIC

La suite :

Le rapport Attali réserve une bonne place au logiciel libre

La suite :

Rapport Attali : bientôt un haut-commissaire au développement numérique ?

La suite :

Réflexions sur ce thème :

A la suite de cette polémique, il est bon de poser une question et de donner quelques éléments de réponse :

Lorsque les services de l’état font appel aux logiciels libres, c’est pour quelles raisons ?

1 - L’argent des contribuable n’a pas à aller enrichir une multinationale étrangère lorsqu’il est possible de faire travailler des gens localement. (Les sociétés de service)

2 - Il est possible d’étudier un logiciel au code source ouvert, ce qui s’appelle la transparence. Confier les systèmes d’information de l’état, des armées, des laboratoires de recherche (par exemple) à des éditeurs qui ne pratiquent pas la transparence me parait franchement hasardeux.

3 - Il est possible d’améliorer soi-même un logiciel libre. Si on découvre une faillle, ou si l’on besoin d’une fonctionnalité, il n’est pas nécessaire d’attendre le bon vouloir de l’éditeur. La communauté est plus réactive qu’un gros éditeur.

(Exemple de firefox : les trous de sécurités découverts sont rectifiés dans les 24 heures. Ce n’est pas toujours le cas de son plus gros concurrent propriétaire.)

4 - Les logiciels libres sont une parade contre la fracture numérique.

5 - Pour une société, il peut être intéressant d’économiser en utilisant des logiciels libre et de pouvoir à terme "embaucher" ou investir dans un autre domaine. Plus la taille de la société est importante, plus l’économie est flagrante.

En parlant d’innovation, l’AFDEL commet une grave erreur d’appréciation.

Un exemple : La navigation en onglet de firefox, (reprise dans IE7,) le filtre antispam de thunderbird pour l’instant pas encore copié. Il y aurait d’autres exemples...

Ces innovations proviennent de logiciels libres. Evidemment que les éditeurs "propriétaires" ont aussi innové, mais ils ne doivent pas mentir sur les progrès que les logiciels libres ont fait faire à l’informatique et même à la société toute entière dans certains cas. Les deux camps ne sont pas loin de l’égalité.

Il faudra bien que les éditeurs s’habituent à une cohabitation pacifique. Elle me semble indispensable, pour le progrès.


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